Pacte des mi-putes mi-soumises

Les mi-putes mi-soumises reconnaissent comme principe premier le féminisme post-moderne. Produit du féminisme tel que théorisé dans les années 60, le féminisme post-moderne se propose de le réformer. Car, la manière dont nous gérons nos relations avec les hommes le prouve : l'esprit d'indépendance qui devrait nous animer vis-à-vis des individus masculins n'est en aucun cas achevé. Et, si nous voulons être honnêtes, nous n'en avons aucune envie. C'est pourquoi nous proposons une philosophie radicalement différente. Nous sommes mi-putes, parce que nous l'assumons. Mi-soumises parce que nous le regrettons. Et vice versa. C'est triste, mais c'est comme ça. Alors.... autant en profiter. Vous êtes cordialement invitées à partager vos expériences de mi-putes mi-soumises avec nous. Soeurellement, Les mi-putes mi-soumises

dimanche 1 juillet 2007

Lieux insolites


J’ai une copine qui est triste. « Il » est loin, « il » lui manque. Alors elle trompe son ennui. Elle a rencontré un type, mignon, il embrassait bien, il avait envie d’elle. Il l’a emmenée dans sa cave, c’était glauque mais bien, elle a eu un orgasme. Elle pensait à « lui » mais c’était quand même top.

Deux jours plus tard, l’opportunité de tromper son ennui se représente. Cette fois, c’est un ex. Le plan ? Une partie de jambes en l’air dans une pièce où dort déjà un type. « T’inquiète, il dort, il voit rien ». Pas rassurée pour deux sous, elle cède à ses désirs. Une fois encore, c’était top mais elle pensait à « lui ». Elle est triste ma copine.

amour (im)possible ?


J’ai une copine qui aime un de ses amis. Bien, elle l’aime juste bien. Elle n’est pas amoureuse, ou plutôt elle se l’interdit. Lui, elle l’a sans l’avoir, elle le partage. Avec une autre. Il est pris. Dans une relation tumultueuse depuis deux ans. Cette autre fille dont elle ne supporte pas la moindre référence. « Elle », la petite amie officielle, si loin, « elle » qui a le privilège d’être sa petite amie.

Ma copine aimerait qu’il l’appelle plus souvent, qu’il ne culpabilise pas quand il la voit, qu’il ne la laisse pas seule dans son lit après lui avoir fait l’amour, qu’il l’embrasse dans la rue.

« Ce garçon est trop honnête », se dit-elle. C’est un mec droit, qui supporte mal ses mensonges récurrents envers sa petite amie officielle. Il va la quitter. Elle en rêve, cette idée l’obsède. « Oui, il la quittera car maintenant c’est avec moi qu’il veut être ».

Ma copine souffre en silence. Elle se sent lésée, abusée parfois. « Pourquoi ne me choisit-il pas, MOI ? » Après les longs mois de séparation cet été, elle espère le retrouver, beau, bronzé. Et quand ils se raconteront leurs souvenirs de vacances, elle espère qu’il lui annoncera qu’il est libre et amoureux. D’elle.

Histoire de slips


J'ai une copine qui a oublié sa culotte chez son amant. La honte. "Un jour tu oublieras ta tête", lui avait dit sa mère quand elle était petite. Et ben, franchement, elle aurait préféré.

Sa petite culotte. C'est trop naze. Il l'a appellée pour lui dire. Il voulait savoir où ils pouvaient se retrouver pour qu'il lui rende. Double honte.

Elle a beau retourner la scène, elle ne voit même pas de laquelle il s'agit. Elle avait trois sacs de voyage, et tout son appart dans ses bagages quand elle est allée chez lui. Si ça se trouve, c'est la plus moche qui s'est fait la malle. Ou pire, la plus sale. Et qu'est ce qu'elle peut dire? "dis, c'est la plus moche ou la plus sale que j'ai oubliée?". Ah, c'est un string. Eh ben, ça n'enlève rien. Ca peut être le plus moche et le plus sale quand même. Et c'est encore pire. Parce qu'une fille qui porte des culottes moches, on lui pardonne qu'elles soient sales. Mais si elle se la pète à porter des strings...elle doit avoir le cul propre en toutes circonstances.

Du coup, elle lui a dit de le jeter. "Ecoute, on peut se revoir autour d'un verre si tu veux...mais te sens pas obliger de le ramener. Ca me mettrait super mal à l'aise." Il se marre! Elle est en train de vivre la situation la plus embarassante de sa vie, et lui il se marre. Triple honte.

Du coup, il lui a dit qu'il le garderait en souvenirs. Décidément, les mecs sont bizarres.

Douloureuses douleurs


J'ai une copine qui s'est fait épiler. Epilation intégrale. Vous savez ce que ça signifie, épilation in-té-gra-le?

Le pire, c'est que c'était un simple malentendu entre elle et l'exécutrice de son cauchemar. Elle avait juste demandé le prix! Par curiosité... et aussi pour se donner une bonne raison financière de ne pas réaliser les fantasmes primaires de son mec. La dame au baton de cire lui avait répondu qu'elle ne faisait pas "de ça". Qu'elle n'avait d'ailleurs jamais fait "ça". Ma copine était toute contente. Ca lui donnait une deuxième bonne raison de ne pas le faire. Et puis, c'est pas trois poils qui vont lui faire peur à l'Autre, et à ses idées de féminité imberbe.

Après quelques "ouilles" et "chhhhh" de rigueur, elle a senti un liquide chaud et visqueux...partout. Intégralement partout. Elle lève la tête. Et son bourreau de rajouter : "vous êtes courageuse, parce que moi, je le ferais pas!"
Et là... c'est le drame.

Trop tard, la cire a déjà pénétré le plus profond de ses pores et de ses bulbes qui y avaient trouvé refuge depuis sa plus tendre puberté.

En un coup sec, elle a compris ce que SOUFFRIR veut dire. Et le pire : c'est que y'a tout à refaire en double! parce que l'intégrale à 50%, c'est pas très sexy, il faut bien l'avouer.
Elle se retrouve donc avec un corps de gamine de 12 ans. Ou d'actrice de film porno...au choix. Et dire que ça fait fantasmer les mecs... Elle a beau examiner tous les recoins, elle ne comprend vraiment pas pourquoi. Un cul de poulet déplumé, au mieux.

En sortant de la salle de torture elle s'est dit qu'à ce moment de sa vie, elle se sent 100% pute, mais surtout 100% soumise. Messieurs, la prochaine fois prière d'avoir des désirs indolores. Ca nous ferait le plus grand bien.

lundi 11 juin 2007

Rencontres sur le lieu de travail

J'ai une copine qui est journaliste. La bonne pratique de son métier suppose qu'elle rencontre tout un tas de gens, dans le cadre de ses reportages. Comme cela arrive à tout le monde, il lui arrive souvent de se faire draguer, sur ce lieu de travail qu'est pour elle la place publique. Comme toute drague, c'est parfois lourd, parfois bien agréable et parfois (il ne faut pas se mentir) cela l'aide à obtenir les informations dont elle a besoin.
Hier, ma copine faisait un reportage télé, elle portait la caméra. Forcément, ça attire l'oeil. Elle se trouvait devant un palais de justice et avait besoin d'une image de personnes qui sortaient du tribunal.
Arrivent deux hommes. La cinquantaine, propre sur eux, beaux costumes, l'oeil qui frise... Bref, des avocats. Le petit, les cheveux plaqués en arrière, l'assurance des cinquantenaires fortunés, lui fait un compliment bidon. Elle est polie, et elle sent le potentiel "client". "S'il-vous-plaît monsieur, est-ce que ça vous embêterait de sortir à nouveau du tribunal ? J'ai besoin d'une image."
Il refuse. Mais lui prend sa main libre et l'embrasse. Elle insiste. S'il lui fait un baise-main, ne peut-il pas jouer un peu pour son reportage ?
Non. Mais il l'informe qu'il est "un des plus grand avocats pénalistes du barreau de X."
Elle s'en fout.
"Allez, monsieur, vous ne voulez pas vous montrer sur un écran, c'est ça ?" Elle sourit, plaisante, elle va bien finir par l'obtenir son foutu plan, si elle sourit !
Et là, il finit par lâcher. "Moi, ce que je veux vous montrer, c'est mon sexe !", dit-il. Et il s'en va, rigolard, avec son ami.


QUOI ? Mais pour qui il s'est pris ce gros porc ?


Bon, tant pis, il va bien falloir le finir ce reportage. Elle n'a pas le temps de lui asséner un gros coup de caméra sur sa tête de con triomphant.


vendredi 8 juin 2007

You're beautiful

C'est pas la taille qui compte


J'ai une copine qui a parlé cul avec des mecs. Autour d'une cigarette, à l'abri de la pluie. Sans aucun sous-entendus, ils ont échangé sur ce qui nous turlupinent tous...la taille du sexe. Elle les écoutait, amusé, le nez dans sa bière, délibérer si oui ou non, la taille comptait. Elle est restée évasive, lorsqu'elle était prise à partie ne sachant pas à qui, ni à quoi elle avait à faire. Elle se disait qu'elle n'aimerait pas être un mec, parce qu'ils doivent se poser encore plus de questions qu'elle. Elle, elle subit, mais à la rigueur elle peut changer, varier, consommer, échanger. Si ce n'était pas l'extase, elle pourra toujours dire que c'était de la faute de l'engin, qu'il était trop petit, trop dégoutant, trop tordu ou trop rapide, sans jamais, oh non jamais se remettre en question. Lorsqu'on a un sexe comme outil et non comme receptacle, on doit se faire artisan. Si une sculpture est moche, on critiquera l'artiste...on ne pensera jamais que la pierre puisse être molle, qu'elle s'effrite au contact du marteau, ou qu'elle se casse en deux à peine l'a-t-il effleuré de son stylet. Alors, elle s'excuse d'être aussi directe, elle a conscience qu'elle peut briser les vies et les sexualités entières de ses lecteurs. Mais juste pour jouir de ce petit pouvoir donné aux femmes, elle leur répondra par ce blog interposé : oui, messieurs la taille compte. Il n'y a pas que ça, certes, l'amour ça compte aussi. Mais ça ne fait pas le même effet.