Pacte des mi-putes mi-soumises

Les mi-putes mi-soumises reconnaissent comme principe premier le féminisme post-moderne. Produit du féminisme tel que théorisé dans les années 60, le féminisme post-moderne se propose de le réformer. Car, la manière dont nous gérons nos relations avec les hommes le prouve : l'esprit d'indépendance qui devrait nous animer vis-à-vis des individus masculins n'est en aucun cas achevé. Et, si nous voulons être honnêtes, nous n'en avons aucune envie. C'est pourquoi nous proposons une philosophie radicalement différente. Nous sommes mi-putes, parce que nous l'assumons. Mi-soumises parce que nous le regrettons. Et vice versa. C'est triste, mais c'est comme ça. Alors.... autant en profiter. Vous êtes cordialement invitées à partager vos expériences de mi-putes mi-soumises avec nous. Soeurellement, Les mi-putes mi-soumises

vendredi 8 juin 2007

Blablabla

J'ai une copine qui est en train de penser à l'homme qu'elle aime. Elle a passé sa soirée avec des mecs sympas qu'elle connait à peine, relatant ses écartades et ses déboires. Ses coups d'un soir et ses aventures. Elle riait. Elle aime cette vie, elle mentirait si elle disait le contraire.
Mais, elle est rentrée parce qu'elle avait envie d'écouter Cold Play, REM, James Blunt et toutes ces conneries qu'on a envie d'écouter quand on sent une goutte de mélancolie, juste pour avoir le plaisir de recevoir une vague de tristesse en pleine gueule. Et elle s'est mise à penser à Lui, à ses bras et ses souvenirs. Seule, elle avait le droit d'être elle-même pour une fois. Sans se cacher derrière ses rires et ses histoires, elle pouvait penser secrètement à Lui. Elle se disait qu'elle était bien compliquée, pour elle, pour eux et pour Lui. Et elle se disait qu'elle aimerait être romantique des fois sous ses airs de fille que rien ne touche et rien n'émeut. Elle rêve que tout soit plus simple... Et pour la première fois de sa vie, elle est persuadée que la simplicité ne l'ennuierait pas.

lundi 4 juin 2007

Femme libérée...?


J’ai une copine qui sépare très bien l’amour et le sexe.
Lorsqu’il lui arrive de se laisser aller en charmante compagnie, elle se dit toujours qu’elle n’aurait pas pu vivre à une autre époque, que sa génération est celle de la libération sexuelle – la vraie. Quand elle ne porte pas de soutien-gorge c’est parce que les hommes la préfèrent sans.

Alors elle joue, elle brille, elle se sent exister. Elle maîtrise les règles du jeu. Elle le quitte au matin, légère, chérissant à nouveau l’époque bénie qui l’a vue naître. Il lui demande son numéro. « Ah ? Si tu veux…. », dit-elle, détachée. Elle jubile.
Sur le chemin elle se dit qu’il lui a plu, mais que c’était loin d’être parfait, bien loin.

Elle raconte à qui veut l’entendre qu’il est hors de question qu’elle le revoit… Qu’il faut vraiment que ça vaille « le coup » pour enfreindre la règle sacrée du rendez-vous unique. En l’occurrence, le jeu n’en vaut pas la chandelle…

Quelques heures plus tard, deux appels en absence… de son frère. Elle se surprend à chercher son adresse e-mail sur Internet. Tiens, un message sur le répondeur… sa cousine.

Le vent tourne.

Elle se dit qu’elle aurait peut-être dû le prendre ce numéro, pour pouvoir décider de ne pas le rappeler… à moins que.


Rencard quand tu nous tiens...


J'ai une copine qui a eu un vrai rencard. Un rendez-vous préalablement préparé par un texto d'invitation. Un rencard comme elle pensait que ça ne se faisait plus. Après une énumération détaillée des quelques banalités qui les rapprochent, il s'est lancé sur le sujet qu'elle redoutait tant : ses sentiments pour elle. "Tu es dans mon coeur depuis des mois", lui a-t-il balancé.
Silence. Elle s'en doutait, mais elle n'avait rien préparé.
Alors, elle se met à rire, comme elle le fait toujours quand elle ne sait pas quoi dire.
Que voulez-vous répondre à cela? Qu'est-ce qu'il pouvait attendre ce brave garçon? Qu'elle lui dise qu'elle l'avait toujours attendu? Qu'elle se jette fougeusement sur lui pour l'embrasser?
-Ecoute, je suis assez déconcertée... On ne m'avait jamais dit ça avant!
Elle se reprend : on ne lui avait jamais dit comme ça. Sur une terrasse, au soleil couchant, autour d'une table.
- C'est vrai? Je suis flatté! qu'il s'exclame.
Il ne devrait pas, qu'elle pense...
Il poursuit : "Et ils font comment d'habitude?"

Que voulez-vous qu'elle lui dise? "eh bien, écoute, je pense que c'est le genre de choses qui se préparent, par des oeillades, des faux rendez-vous amicaux qui installent une complicité sensuelle."
Mais, franchement d'habitude, elle sort...elle se laisse enivrer par la musique ou par l'alcool. Ils l'embrassent, elle rentre chez eux, après elle retient leur nom, et ensuite dans le meilleur des cas elle apprend à les connaître. Et là, seulement après quelques mois, si tout se passe bien, il a le droit de la mettre "dans son coeur".

En fait, ce soir, elle est un peu honteuse et désemparée parce qu'elle ne savait même pas ce que c'était "un vrai rencard", qu'elle n'en avait même jamais eu, et qu'elle est vraiment nulle la-dedans. Elle croyait que ça ne se faisait que dans les films, mais apparemment, c'est la normalité. Alors, elle se demande comment font les gens "normaux", et ce qu'ils auraient répondu à ça.
Son partenaire de rencard l'aurait sûrement ramenée devant sa porte et se serrait penché pour l'embrasser. Il n'aurait pas pensé à la baiser, et elle ne lui aurait même pas donné l'opportunité de lui laisser penser. Elle aurait répondu d'un baiser tendre et timide, et se serait faufilée chez elle, prude et sans regret.
Mais comme elle ne sait pas faire ce genre de choses, elle lui a fait vite fait la bise dans le métro avant d'arriver à sa station. Et au fond de son lit, elle se demande ce que c'est, en vrai, "la normalité".

jeudi 31 mai 2007

Timing

J'ai une copine qui en est au tout premier stade de sa relation amoureuse. Elle passe des heures à regarder son portable avant de juger qu'il est bien temps pour elle de le faire. Envoi du texto : 18h30. "Une demi-heure avant, il aurait pensé que j'étais totalement désespérée. Mais si je l'avais envoyé une demie-heure après, aurait-il encore eu le temps d'organiser sa soirée avec moi ?"
Le message est parti. 18h45 : pas de réponse. 19h30 : rien. 19h32 : silence. 19h34 : pfff. 20h05 : elle s'était fixé une demi-heure avant de regarder à nouveau son portable. Toujours rien.
Entre temps, elle s'est rendu compte que finalement, elle n'avait pas tant envie de le voir que ça, son nouvel homme. Mais le message a été envoyé, et il lui reste un rien de fierté à ma copine. Elle veut sa réponse.
21h00 : elle sait bien désormais qu'il ne viendra pas ce soir. Elle s'en fiche, mais elle joue avec l'idée de lui envoyer ce message : "Ecoute, à l'heure qu'il est, je sais très bien que tu ne viendras plus. Je sais aussi que tu attends pour me répondre. Pour qu'à l'heure où ce fichu texto arrive, il soit clair qu'il est trop tard pour que tu viennes. Moi, mon message, je l'ai envoyé comme ça, alors même qu'au fond je ne saurais pas quoi faire de toi si tu étais là."
21h20 : réponse. Il ne viendra pas. Mais demain, oui demain, pourquoi pas ?
22h30 : "Demain, peut-être, oui."


mardi 29 mai 2007

L'après

J'ai une copine qui aime à clamer son esprit d'indépendance. Et aujourd'hui, son amant du jour lui a permis de se mettre en face de la réalité de ce sentiment. Après l'amour, il est rentré chez lui, dormir.
"Je dois me lever tôt demain, j'ai du travail. Et puis, je dois me remettre de mon week-end avant de recommencer la semaine."
Excuse classique, certes. De celles classifiées dans les magazines féminins et les séries américaines que l'homme n'envisage absolument pas de pérenniser une relation.
Mais après trente secondes de réflexion elle a su lui cacher une légère déception. Et de s'empêcher de le pousser à une seconde étreinte (Qui, elle, lui aurait garanti une nuit complète dans les bras de ce jeune homme : il aurait été trop tard pour qu'il se décide à traverser la ville seul, à pied, dans le froid). Elle l'a laissé partir.
La porte refermée derrière lui, pendant une seconde, elle s'est dit qu'elle a peut-être été utilisée. Comme si la paresse qui aurait pu le faire rester entre ses draps était une garantie contre l'existence de telles arrières-pensées.
Seule, elle a pu fumer sa clope, traîner un peu. Finalement contente que la nuit n'ait pas à se transformer en lendemain matin.

mercredi 23 mai 2007

Les amours de caisses vont à la casse


J'ai une copine qui a testé la drague dans les supermarchés. Franchement, elle y croyait pas trop aux thèses sociologiques qui font de cet endroit qu'elle juge des plus inhumains, un paradis pour célibataires en quête de terres fertiles.
Trois carottes, quatre pots de yahourt dans le panier, elle se dirige vers la caisse... Et Ô miracle de la technologie moderne, la caisse du plus beau caissier de tout le centre commercial se libère. C'est vrai, elle avoue la semaine dernière c'était la plus remplie et elle avait quand même attendu... Mais là, c'était le plus pur des hasards. Elle promet.
Assis sur son petit tabouret et dans son petit uniforme bleu marine, il discutait avec un ami qui passait par là. Lui aussi. Ils ont parlé, tous les trois. Ils l'ont invitée à une soirée. Elle a pris le numero. Elle a "composé son code et appuyé sur valider". Elle a dit aurevoir, le sourire aux lèvres. Et elle est partie, toute guillerette, d'avoir pu prouver que le supermarché...ça marche.

Ensuite, l'ami l'a poursuivie dans les couloirs, l'a invitée à boire un café. Elle a accepté, avec peu d'hésitations. Ils ont parlé, un peu. Rigolé aussi, mais un peu. Il a voulu la raccompagner. Elle a encore accepté, parce qu'elle était fatiguée. Il a voulu lui prendre sa main. Elle a refusé. Il voulu se garer, s'incruster, la rappeller, la revoir, il a fait son relou... Il a tout gâché. Elle était si contente avec son petit panier de courses, quand tout était si simple et sans conséquence.

Pourquoi les hommes ne comprennent pas ce précepte?
Moins je te vois, moins je t'entends, et plus tu me plais...

mardi 22 mai 2007

Par curiosité



J'ai une copine dont la vie amoureuse est chaotique. Vraiment. Alors elle tue le temps en s'occupant de mille et unes choses futiles, en faisant comme si elle était investie de missions très très dures à accomplir, même s'il n'en est rien. Comme on boit, elle s'abrutie de trucs à faire, pour oublier.
Au détour d'une de ses vraie-fausse occupations, elle a retrouvé son premier petit ami. Par "premier", entendez "premier être humain avec qui elle a eu une relation sexuelle". Avec qui elle a fait l'amour en fait, parce qu'à l'époque, elle était toute amoureuse. Ca, c'était juste avant qu'elle aprenne à baiser. Elle en gardait un souvenir tendre de ce premier amour avec qui elle avait passé sa vraie première nuit.
Et lors de cette conversation avec cet être plein de sensibilité, il lui a glissé : "Si tu viens à Paris, arrête toi chez moi, qu'on passe une soirée ou une nuit ensemble". Quoi? Comment? Aurais-tu oublié que cette jeune demoiselle est éprise de quelqu'un d'autre et qu'elle n'a pas l'habitude de réchauffer la soupe, surtout quand la soupe en question est vieille de huit ans? "Non, mais en fait, à l'époque... sexuellement, t'étais pas au top et j'imagine qu'avec le temps, t'as dû t'améliorer", a continué ce modèle de délicatesse. "Arrête de rêver", lui a répondu ma copine, troublée. Et il a conclu : "Non mais le prend pas mal, j'aurais juste aimer passer une nuit avec toi, par curiosité". Par curiosité? Connard. Pauvre naze.
Il venait de réduire en miettes les illusions de la première nuit de ma copine qui s'est rappelée après avoir raccroché que ce surhomme, prétentieux et soi-disant expérimenté, s'était endormi juste après l'avoir honorée de sa semence divine.
Alors même pour assouvir la curiosité de cette vieille soupe (ou ses besoins de mâle trentenaire, c'est selon), elle n'ira pas. Il ne lui plaît plus depuis un moment. Et grâce à lui, elle a découvert plein d'autres hommes et plein de nouvelles façons de passer des nuits à deux. Et il ne profitera jamais de ces apprentissages qu'il a, malgré lui, initiés. C'est triste, mais c'est comme ça.