Pacte des mi-putes mi-soumises

Les mi-putes mi-soumises reconnaissent comme principe premier le féminisme post-moderne. Produit du féminisme tel que théorisé dans les années 60, le féminisme post-moderne se propose de le réformer. Car, la manière dont nous gérons nos relations avec les hommes le prouve : l'esprit d'indépendance qui devrait nous animer vis-à-vis des individus masculins n'est en aucun cas achevé. Et, si nous voulons être honnêtes, nous n'en avons aucune envie. C'est pourquoi nous proposons une philosophie radicalement différente. Nous sommes mi-putes, parce que nous l'assumons. Mi-soumises parce que nous le regrettons. Et vice versa. C'est triste, mais c'est comme ça. Alors.... autant en profiter. Vous êtes cordialement invitées à partager vos expériences de mi-putes mi-soumises avec nous. Soeurellement, Les mi-putes mi-soumises

mardi 22 mai 2007

Le Bon Père de Famille

J'ai une copine qui s'est dit un jour en rencontrant un jeune homme : « Lui, il ferait un bon père de famille. » Polytechnicien, charmant, fin, généreux, ouvert, galant, drôle, et par dessus tout le gateau la cerise, modeste. Et aucune attirance charnelle pour lui... Elle se dit qu'elle est folle, faut vraiment avoir un problème pour louper une pareille aubaine sur pattes. Pour être sûre de ne pas être trompée sur la marchandise et parce qu'elle a appris à ses dépends que l'habit ne fait JAMAIS le moine, elle préfère vérifier ce que les grands sages de ce monde appellent « un bon père de famille » :
« Standard de référence, représentant un individu moyennement diligent, raisonnable ou avisé, qui permet l’appréciation de l’attitude d’un sujet de droit aux fins de déterminer s’il a manqué à ses obligations ». Dictionnaire juridique.
Zut... Pas de « drôle », pas de « charmant » et pas de « galant », mais à la place « raisonnable », « avisé » et «obligations »... Et le tout emballé dans du « moyennement » silvouplé. Oui ce sera tout merci. On y rajoute que pour la peine, le bon père de famille mérite l'indulgence des tribunaux.
La sentence de la post-feministe est sévère et sans appel : found guilty.
Elle confie sa déception à une âme amie qui sait trouver les mots qu'il faut : « t'inquiète belette, je suis sûr que tu trouveras un mec chouette, qui couchera cash avec toi et qui fera un bon père »... Georg Wilhelm Friedrich avait toute sa raison : la loi du coeur est la folie de la présomption.

lundi 21 mai 2007

Quand ça veut pas, ça veut pas...


J'ai une copine qui arrive pas à draguer à Moving. Et pourtant, entre les corps body-sculptés, une horde de chacals trainent leur flair pour sentir toute femelle qui pourrait lancer le moindre signe de faiblesse entre deux soulèvements de poids. Elle en avait remarqué un au cours de Body Bike. Tout comme elle aime, petites dreads, T-shirt amplement déposé sur son fessier rebondi, et sourire charmeur.

Un jour, l'occasion en or s'est donc présentée. Une occasion comme on en a toutes rêvé un jour. Elle était dans le hammam, seule et ruisselante, lorsqu'il est entré. Et là, vous le croirez, ou non, mais l'ampoule a laché. Et oui, peine ombre totale. De la vapeur d'eau se dégageait en continu, déversant au passage une sensualité orientale.

- Y'a quelqu'un?
Elle lance un timide...oui...entre deux gouttes de sueur.
- Ah oui? à qui ais-je à faire?
- Ben écoute, on ne s'est jamais parlé je crois.
- Pourquoi, tu sais qui je suis, toi?
- (si je sais qui tu es???...) T'étais au cours de Body Bike, non?
- Ah parce que tu m'as remarqué?
- Oui! enfin...je veux dire...non. 'fin, t'étais au cours quoi...
- Mais je vois pas qui tu es...vraiment...
(Ok, c'est bon tu m'as pas remarquée toi...pas besoin de le souligner...)

Elle lui aurait bien dit : "Euh...t'as vu la fille, toute rouge et transpirante, à qui le prof a dit : "heureusement que les tomates sont admises en cours!"...et là elle a pédalé encore plus fort pour oublier de pleurer?"...
Mais, à y réfléchir, c'était surement pas une bonne idée de se présenter comme ça.
Elle lui aurait bien dit : "écoute, je suis grande, blonde, à forte poitrine". Elle se serait avancé vers lui et elle lui aurait lancé un "tu veux voir?" et elle l'aurait embrassé fougeusement dans la vapeur d'eau, et leurs gouttes de sueur se seraient entre-mêlées...
Mais franchement, pour ça, elle manque cruellement de confiance en elle.
Alors...elle a rien dit. Elle a juste lancé un : "qu'est ce qu'il fait chaud", en s'essuyant de son revers de main, son front dégoulinant. Ca fait très érotique dit comme ça...mais dans un hammam, c'est la seule chose naturelle qu'on trouve à dire.
- Oui, il fait vraiment chaud, a-t-il répondu, mais je ne sortirai pas tant que tu restes là...
- Tu sais, y'en a qui sont morts comme ça!
Bon, elle en peut plus, elle étouffe, elle sort. Il l'a suit. Il la regarde.
Puis regarde son bikini trop petit, sa fesse apparente, et sa main qui le remet à sa juste place.
Et là...elle comprend que c'est mort.
En se réfugiant dans les douches, les yeux rivés sur le carrelage elle se dit que décidement la vraie vie, c'est pas comme dans les films porno...

mardi 15 mai 2007

Réponse au commentaire de Mr Hype


J'ai une copine qui a été poète il y fut un temps. Elle adorait les couchers de soleil et regarder les étoiles les doux soirs d'été. Elle adorait fouler les blés, et les petits mots cachés sous l'oreiller. Mais elle a compris que ça, ça ne s'appelle pas de l'amour. Les fleurs et l'air niais qui les accompagnent toujours, ça la gave. Les mises en scène pathétiques, elle ne supporte pas. Quand un mec lui dit qu'il n'a jamais ressenti ça avant, elle ne le croit pas. Et quand il lui dit qu'il est son proton, et elle son électron...ça la fait marrer.

Mais, Mr Hype ne te méprends pas. Dans le fond, la poésie elle adore. Elle a lu tous les classiques. Ca lui arrive même de pleurer tellement un livre est beau et qu'il parvient à dire ce qu'elle s'est toujours interdit de penser. Elle peut scotcher (comme...) devant un tableau pendant des heures. Elle croit même en l'Amour, et elle continue à penser que ça vaut le coup de souffrir des fois.

Alors pour toi, et pour te montrer que les mi-putes mi-soumises ne sont pas des filles aigries qui ne croient plus en rien, voilà cette petite chanson.

Bien à toi,

dimanche 13 mai 2007

Zoophilie


J'ai une copine qui a un poisson. C'est un poisson de la race des combattants. Bleu irisé, avec de belles nageoires en éventail. Le drame des poissons combattants, c'est qu'ils sont condamnés à la solitude. Sinon ils bouffent leur voisin.
Le drame de celles qui ont un poisson, c'est qu'elles finissent par leur parler. "Alors Jack, tu patauges dans ta merde ?" lui demande-t-elle tous les jours avec tendresse.
Le drame de celles qui ont des poissons, c'est qu'elles prennent un plaisir sadique à voir se résumer la vie entière de leur animal domestique dans un bocal de trente centimètres de circonférence. D'ailleurs, sur aquariophilie.org, elle a lu que faire vivre son animal domestque dans ce genre de bocal était assimilé à de la torture.
Mais Jack est - pour l'heure - le seul homme de la maison. C'est triste, mais c'est comme ça.

Amours militaires

J'ai une copine qui a passé la nuit avec un ancien militaire. Aujourd'hui reconverti dans ces services de milices privées , il se vend pour 5 000 dollars par mois (c'est lui qui l'a dit) en Irak, pour des missions au contenu mystérieux.
Il lui a exhibé, sur son portable dernier cri, la photo de ses médailles, remportées pour avoir servi sur le champ du déshonneur de toutes les guerres de la dernière décennie. Kosovo, Sierra Leone, Irak... Il lui a plu parce qu'il n'en parlait pas comme de valeureux trophées, avec la joie mobide du chasseur après la courre.
Plus tard dans la nuit, elle a vu ses médailles pour de vrai. A la place d'honneur des salons occidentaux : juste à côté de la télé. Sous le poster de 50 Cent déguisé en paramilitaire, de Rocky IV et du calendrier Pirelli.
Il lui a montré des photos de ses guerres. "Regarde, je suis toujours le seul noir, partout. Alors il fallait que je prouve encore plus que j'étais digne de confiance."
Il lui a parlé des gens qu'il avait failli tuer. Pas des autres.
Alors elle a passé la nuit avec lui. Et ne l'a pas regretté.

Les goûts et les couleurs...


J'ai une copine qui veut un mec.
Elle veut un mec qui transpire. Un homme, un vrai. Mais qui sent pas mauvais quand les charmantes gouttelettes coulent sur tout son corps. Elle veut un mec qui peut passer trois heures de sa vie à la FNAC sans s'ennuyer. Elle pourrait le laisser vagabonder entre les CDs et les livres, sans s'inquiéter pour lui. Elle veut qu'il lui fasse des fraises à la chantilly. Ou qu'il puisse juste en avoir l'idée.
J'ai une copine qui veut un mec qui a fait la Sierra Léone. Qui a des posters de Rocky 4 au dessus de son lit, et de 50 cent. Qui lui susurre des dirty words à l'oreille, mais qui la prend tendrement. Qui sort une couverture en peau de léopard quand vient le soir, mais qui va lui préparer un thé, avec un nuage de lait au petit matin.
J'ai une copine qui veut un mec mûr. Marié, père, elle s'en fout. Juste qui la rassure et la protège. Une autre ne les prend qu'au berceau, pour flatter son instinct maternel.
J'ai une copine qui veut que son mec l'emmène dans le plus bel hôtel du monde en Tanzanie. Là où il y a des pétales de roses sur le lit. Une autre qui préfère faire l'amour sous la tente.
J'ai une copine qui veut que son mec, il ait des cicatrices. Sur le corps et dans son coeur. Qu'elle puisse sentir les muscles de ses cuisses quand il appuie sur la pédale d'accélération. Qu'il soit sociable mais pas dragueur. Qu'il ait plein de copines, mais qu'il ne soit pas gay.
J'ai une copine qui veut que son mec puisse se promener tout nu chez lui. Mais pas chez elle.
Non, les femmes ne sont pas chiantes. Elles sont juste compliquées car elles aiment les choses simples.
A vos commentaires...

Un boulet doré


J'ai une copine à qui on a dit : "C'est rare de tomber sur une fille intelligentes comme toi..."
C'est exactement ce qu'elle avait besoin d'entendre depuis si longtemps... Histoire de comprendre pourquoi on s'attache à homme qui est si loin ou de comprendre pourquoi on se détache d'un autre qui pourtant est à côté.
Être intelligentes ? Ça fait sourire de gêne quand on sait que c'est quand même un peu vrai... Et puis quand on est intelligentes, on réfléchit trop. Ca fait partie du lot. On cherche des raisons. On adore ça, chercher des raisons à tout. Alors que la vraie sagesse est d'accepter que tout ne s'explique pas.L'essentiel n'a pas de raison d'exister, il est là, ou manque atrocement, et c'est tout.

L'intelligence est un boulet, doré, mais boulet quand même. Elle exclue, surtout les autres. Elle complique, surtout les choses simples. Elle expose ce qu'on préférerait ne pas voir.
T'es une fille intelligente... Merci le compliment. Ca veut dire que avec tout ce qui te tombe dessus ma pauvre, tu fais semblant de garder le contrôle. Et tu fais semblant de faire ce qu'il faut faire.
Etre intelligente c'est se la fermer. Ah bon ?